mercredi 16 janvier 2013

Ryanair choisit le Maroc pour ses premières bases hors Europe


Ryanair choisit le Maroc pour ses premières bases hors Europe


La compagnie aérienne à bas coûts ouvrira au Maroc au printemps deux nouvelles bases à Fès et à Marrakech. 

Au Maroc, Ryanair table sur 2,5 millions de passagers par an. - AFP
Au Maroc, Ryanair table sur 2,5 millions de passagers par an. - AFP
La compagnie aérienne à bas coûts Ryanair ouvrira au printemps deux nouvelles bases au Maroc, ses toutes premières hors d'Europe. « Nous ouvrons deux nouvelles bases au Maroc -Fès et Marrakech », a annoncé mardi le patron de l'entreprise irlandaise Michael O'Leary dans un entretien avec l'AFP. « Nous avons connu une forte croissance au Maroc ces 5 dernières années. Essaouira et Rabat seront nos 7e et 8e aéroports marocains (desservis) », a-t-il expliqué à l'occasion d'un passage à l'aéroport de Marseille-Provence. 
Pourquoi le choix du Maroc  ? « Si nous ouvrons des bases au Maroc, nous pouvons continuer de voler sur Marseille depuis le Maroc, sans base à Marseille, pendant l'hiver » poursuit Michael O'Leary qui a fermé, début 2011, la base qu'il avait ouvert Marseille 'en raison des lois fiscales'. Dans ce dossier, Ryanair a d'ailleurs été renvoyée devant un tribunal correctionnel français, notamment pour 'travail dissimulé'.
La compagnie à bas coûts souligne qu'il investit plus de 210 millions de dollars au Maroc et que son trafic y représentera jusqu'à 2,5 millions de passagers par an, ce qui créera 2.500 emplois sur place. Deux avions seront ainsi basés à Marrakech, qui desservira 22 routes dont sept nouvelles (Baden, Bergerac, Cuneo, Dole, Munich, Vatry et Tours), a précisé le groupe dans un communiqué. Un appareil sera basé à Fès, d'où seront desservies 15 destinations dont quatre nouvelles, toutes en France (Lille, Nantes, Nîmes et Saint-Etienne).

Le modèle low cost s'impose en France

Interrogé sur la toute nouvelle concurrence d'Air France qui a installé des bases en province permettant d'offrir des tarifs peu élevés, M. O'Leary a estimé que « c'est la reconnaissance par Air France que le modèle du low cost, dont ils avaient toujours dit qu'il ne marcherait pas en France, est destiné à s'imposer en France ». Le PDG de Ryanair a cependant minimisé la menace que représente cette nouvelle donne. « Leur offre low cost est basée sur un tarif relativement haut pour nous -il commence à 49 euros, nos premiers prix sont à 15 euros», a-t-il pointé.
SOURCE AFP

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